Ce qu’en disait
lao li 老李laurent
fin mars sur fllc :
(W) Z : non standard
. . . .|| ... Y : .卜. | .... 卞 ..... |
. . . .||
(X et Z ne sont pas utilisés par la méthode Cang Jie standard. Cependant,
Global IME permet l'utilisation de X).
[3] = le jeu du corps
(O, personne / P, coeur / Q, main / R, bouche)
[4] = le jeu des formes de caractères
(S, cadavre / T, "chiffre" abrégé 20 / U, montagne / V, femme
/ W, champ / Y, divination)
Si vous désirez
utiliser cette méthode, reposant sur une description des formes, très « calligraphique »
et qui peut dérouter un francophone non bilingue, http://www.lsa.umich.edu/asian/chinese/courses/sample_sw/chinese_419/fall99/CangJie/courses.htm (cliquer sur les quatre portions du
« camembert » dans le sens des aiguilles d’une montre)
comprendre.
Et voici 50 exercices (un par caractère à décomposer) :
http://www.lsa.umich.edu/asian/chinese/courses/sample_sw/chinese_419/fall99/CangJie/exercise.htm
<^_^>
Cette méthode de saisie est l'une des plus rapides... "
JVG, en
réponse :
Le riz, c'est le feu mis à l'arbre, 米=火+木, et le bambou dans l'eau
un signal de révolte, 竹+水=反
(fân) ...
Bref, j'ai pas vraiment compris comment cela fonctionne .
Il est vrai que je ne suis pas très doué pour le graphique - jamais pu
assimiler les méthodes de recherche dans le dictionnaire non basées sur les
clefs, par exemple.
Je devrai donc
- au moins pour l'instant - continuer de mener une vie sans chang jie ...
Laurent, compatissant :
Pour ce qui est de Cang Jie, il est un peu trop tôt pour que je vous dise ce
que j'en pense. Je sais simplement que Cang Jie est un personnage semi-mythique,
l'organisateur de l'écriture chinoise. (En effet, il est antérieur à la
dynastie Xia, que l'on a elle-même longtemps crue mythique, parce que l'on ne
dispose que de sources non écrites à son sujet.)
Je vous remercie d'essayer de comprendre cette méthode.
Léon Vandermeersch, qui a dirigé l'unité de
formation et de recherche "Asie orientale" de l'université Paris VII,
fait précéder (en 1996) sa préface à la grammaire 'Chinois Mode d'emploi',
de Joël Bellassen et autres auteurs, d'un dialogue dont voici un extrait
« - Quelle est la langue la plus parlée dans le monde ?
(...)
- [La Chine] a chaussé les bottes de la croissance la plus rapide du monde
d'aujourd'hui, dans lesquelles [elle a] toutes chances de rattraper d'ici vingt
ans le PNB des États-Unis ... »
(Passons sur le fait qu'il n'est pas /certain/ que la deuxième puissance
économique du monde au XXIe siècle soit la Chine, il existe un livre récent
qui dit démontrer que ce sera le Japon, mais je n'ai pas lu cet ouvrage.)
Que l'on soit intéressé par le chinois et la Chine pour cette raison, soit !
(et je n'y suis pas indifférent, je ne méprise pas cette motivation)
Mais... L'écriture chinoise, c'est aussi la seule écriture /toujours utilisée/
dont les racines remontent si loin (peut-être peut-on en trouver d'autres, en
cherchant bien...). Elle nous relie presque à la préhistoire, et donc à un élément
humain intéressant.
La Chine, de par son quasi isolement au cours de l'histoire, peut permettre de déceler
des éléments de civilisation universels (si les anciens Grecs ont inventé
quelque chose et les anciens Chinois aussi, cet élément est peut-être bien un
« invariant » d'une civilisation...humaine). (Ce paragraphe peut sembler
contradictoire avec le précédent, mais voyez, par exemple, les similitudes
entre les sinogrammes et les hiéroglyphes, sur lesquelles vous avez attiré
notre attention.)
Si l'on a bien le "droit" de s'intéresser à la Chine et au chinois
pour son adaptation à la modernité et pour son avenir, cela ne doit pas
interdire de s'y intéresser pour, disons, son passé (une notion même qui
n'existe pas en
tant que telle en chinois, du moins pas intégrée dans la
structure même de la langue comme dans les langues indo-européennes).
Le temps n'existe pas... [phrase suivante sans verbe] Ce monsieur Cang Jie
disparu depuis bien longtemps, 4600 ou 4700 ans... dont le nom est repris par
une méthode, elle-même supposée suffisamment valable pour être choisie par
une équipe d'ingénieurs sinon chinois, du moins connaissant bien cette langue, pour servir aux ordinateurs modernes...
Sans doute cette méthode ne va-t-elle pas assez vite (pour les non sinophones).
Mais... est-ce donc devenu la seule valeur admise, la précipitation ? N'a-t-on
donc plus le « droit à la lenteur » ?
Si cette méthode nous semble difficile (et j'ai prévenu, « méthode reposant
sur une décomposition des formes, très « calligraphique », qui peut dérouter
un francophone non bilingue ») c'est aussi parce qu'il est difficile de trouver
une explication en français.
Voyez : l'université française a choisi les caractères simplifiés.
Très bien ! Je ne crois cependant pas que les professeurs de chinois, de
temps à autre, ne discutent pas, entre eux, de telle ou telle graphie
traditionnelle (ou lors de contacts avec leurs collègues japonisants /
japonologues).
Si les forums n'apportent aucune idée originale, ne "comblent" pas
les manques du savoir prédigéré pour des masses (populaires...) supposées
plus ou moins paresseuses, je vous le dis : non seulement ils ne m'intéressent
pas, mais de plus je perdrai un argument pour y intéresser d'autres personnes.
Oui, cela peut paraître ridiculement naïf, mais je peux aujourd'hui et demain
présenter le forum 'fllc' comme n'ayant négligé aucun aspect de la langue
chinoise, s'intéressant à tout malgré ses faibles (relativement faibles)
moyens...
Cependant, je me demande si la méthode Cang Jie (et voyez comment je ne sais
quel concepteur de logiciel se permet d'écrire ce nom « ChangJie »,
allons-nous demain écrire « LuXun » ou « GaoXingjian » au nom de la mode
informatique ?) ne suppose pas une certaine pratique de la calligraphie.
J'ai bien un livre sur la calligraphie mais je le trouve décourageant, car j'ai
quelques difficultés à supporter les spécialistes qui s'adressent aux débutants
d'un ton excessivement sévère (« si tel ou tel trait est trop long, c'est
terrible, vous avez commis une faute impardonnable », etc.).
Je n'ignore pas que telle est parfois la méthode asiatique d'explication.
Je ne suis pas chinois. Je suis un Occidental (fragile ou plutôt fragilisé,
parce que je vis dans une civilisation qui a le don de fragiliser nombre de ses
"enfants"... qui le veulent bien, en partie). Ce genre de méthode ne
me convient pas.
(J'écris cela, mais le fait de l'écrire me fera peut-être revoir ma position
et, tout comme j'étais plutôt rétif à l'apprentissage de Global IME et en
suis pourtant devenu un -- modeste -- expert, je vais, peut-être, m'intéresser
de plus près à la calligraphie.
Il paraît qu'elle a des vertus relaxantes...)
J'ai réussi à placer les quatre leçons de Cang Jie (dans un format peut-être
spécifique à IE5) et les exercices (en HTML) sur le site du groupe [languechinoise],
(lien-Files) http://groups.yahoo.com/group/languechinoise/files/.
Lo'